Vous êtes nombreux à partir au soleil pendant ou après le congé des Fêtes de fin d’année. Pour ceux et celles qui vogueront vers Cuba, pendant que Fidèle se retrouve à l’article de la mort et ressuscite « médiatiquement » chaque jour (...), pourquoi ne pas profiter de ce temps annuel de farniente pour dévorer quelques livres (consultez la sélection de Livres Gourmands dans la dernière livraison de L’Infolettre ww.FRANCOISCHARTIER.ca), en sirotant une bonne cerveza cubaine?
Lors de mon dernier passage à Cuba, en novembre, question de recharger les batteries après la production de La Sélection Chartier 2007, j’ai dégusté une excellente bière forte, la Bucanero Fuerte.
Parfumée à souhait, un brin maltée, aux courbes généreuses et sensuelles, avec une personnalité affirmée qui fait habituellement défaut chez la majorité des bières des Caraïbes, comme c’est le cas pour la Cubaine Cristal.
Côté livre, comme l’intriguant et plus que parfumé roman Le Parfum sera porté à l’écran, dès le 5 janvier 2007, il serait tout à fait intéressant de relire ou de découvrir cette histoire aux parfums pénétrants.
« Le Parfum est avant tout un roman initiatique dans le sens où il raconte la biographie d'un personnage qui emploie sa vie à parfaire ses connaissances dans l'art de la parfumerie afin d'atteindre un but : se rendre odorant. Le héros passe par toute une série de phases d'initiation, d'apprentissage jusqu'à la consécration finale de son oeuvre olfactive. Il est aussi un roman réaliste puisque l'auteur décrit le réel tel qu'il est sans chercher à le modifier ou à l'idéaliser. Les nombreuses et minutieuses descriptions donnent l'impression au lecteur d'assister en direct aux scènes, parfois crues, et surtout de "sentir les parfums" qui émanent à profusion de ce livre mais qui, hélas, ne sont pas perceptibles à son odorat. Le Parfum est un bel exemple également de roman documentaire en ce qui concerne le monde de la parfumerie et l'art de la fabrication des parfums dans la France entière. »
Ce qui me fait penser au délirant dessert Envi de Guci, dégusté chez Celler de Can Roca, lors de notre séjour en Espagne en avril 2006 (vous pouvez lire le résumé complet de ce repas à la nouvelle SOMMELLERIE MOLÉCULAIRE CHEZ EL CELLER DE CAN ROCA, PUBLIÉE SUR CE BLOGUE).
EN VOICI LA DESCRIPTION PUBLIÉE CE BLOGUE :
DESSERT : Adaptation du parfum Envy de Gucci
(Crème de patchouli et vanille ; Compote à l’orange, poivre et mandarine ; Gelée au miel, santal, rose et fleur d’oranger ; Granité à la bergamote ; Glace à l’orange et coriandre).
En analysant les composantes aromatiques du parfum Envy, les frères Roca ont conçu avec maestria ce dessert à la fois aérien et pénétrant. L’inspiration n’est pas que dans la cuisine, elle est partout.
Voilà un réflexe nouvellement conditionné que tous bons chefs et tous bons sommeliers doivent développer désormais.
Cette ode aux parfums m’a fait penser à la quête de Grenouille, le personnage énigmatique du roman Le Parfum, de Patrick Süskind. J’en ai glissé un mot à Josep Roca, qui a éclaté de rire, m’expliquant que le film Le Parfum est actuellement en tournage à Girone et que Patrick Süskind et le réalisateur du film étaient venus récemment dans son restaurant, justement pour y déguster ce dessert…
Allez, buena cerveza, bon retour ou bonne découverte du Parfum et bon congé des Fêtes!

